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Les fontaines de Burtigny, d'après une étude de M. Paul Bonard

 



Bassins en bois

Pendant longtemps, le village ne compta que des bassins en bois, que le fontenier, qu'on appelait alors le « gouverneur des Fontaines » était chargé de surveiller et d'entretenir.
Mais l'entretien des conduites en bois était une de ses tâches les plus importantes, ainsi qu'en témoigne un texte du 15 février 1800 :
 
1) Il était engagé pour trois ans
2)La commune devait fournir les tuyaux et les boîtes.
3) Le gouverneur des fontaines, avec toute l'économie possible aura grand soin de trier toutes les vieilles boîtes et de les remployer de même que les vieux tuyaux.
4) Il devra faire toutes les petites réparations.
5) Il pourra s'adjoindre deux ou trois communiers dès novembre.
6) Les réparations devront se faire au printemps ou en automne.
7) Il devra enfouir les tuyaux et les recouvrir.
8) Il ne devra innover aucune ferclosse, ni bouchon, au contraire, il devra les anéantir autant que possible, à peine de châtiment rigoureux. Ainsi, au lieu de trouer ainsi inutilement les bourneaux (tuyaux), le fontenier devra en lever deux pour découvrir certain défaut et les rejoindre ensuite sans les trouer.
9) Il devra fournir caution solidaire. 

Il percevra 3 francs d'arrhes pour les trois ans.
Il percevra tous les ans le montant de sa mise



L'article 8 n'est pas clair. Le mot ferclosse pourrait être une déformation de l'allemand «Verschluss qui signifie « fermeture, clôture ». Il s'agit probablement de tuyaux bouchées (ce qui arrivait fréquemment) et, au lieu de les percer, il devait en retirer deux pour découvrir l'endroit où était le bouchon. Les fonctions du fontenier étaient donc importantes.

Si les bassins étaient en bois, les chèvres en pierre apparurent assez tôt. Ainsi, en 1806, le maître carrier Michel Fifre en fournit une « en roc » pour la fontaine du haut du village, pour 39 francs./p>

En 1827, le charpentier Montandon fait un bassin neuf et on débarrasse le vieux. L'année suivante, le charpentier Burnet fait un second bassin pour la même fontaine et un autre pour celle du « bas du village », dite « d'Argent ».

En 1844, on construit encore un « bassin en plateaux, longs et épais, mais on ne précise pas à quelle fontaine il était destiné. Ces bassins « en plateaux » avaient remplacé ceux creusés dans un tronc.



Fontaine de l'auberge dite

" Fontaine du Logis". 1829.

Tous ces bassins en bois ne donnaient pas entière satisfaction. De faible contenance, d'une durée assez limitée, ils exigeaient de fréquentes réparations. Ainsi, en 1828, la commune envisage-t'elle un changement. Il n'était pas question de remplacer tous ces bassins en même temps. Pour commencer, on examine le cas de celle du milieu du village, dite « du Logis », c'est-à-dire de l'auberge.

Il vaut la peine de relever, dans les procès-verbaux de la municipalité la discussion qui amena celle-ci à commander un bassin en pierre pour la dite fontaine.

 


10 mars 1828  (l'orthographe et le style des documents cités sont toujours respectés)

« Ayant observé que tous les Bassins des fontaines situées dans le village de Burtigny appartenant à la Commune sont très mauvais et complettement délabrés et ayant pour cela besoin de réparation à sujet, observant que pour reconstruire les dits bassins à neuf, il faudrait un massacre de gros arbres de la forêt. Observant qu'il ne s'en trouve plus de propres à cet effet dans dite forêt, et que l'entretien des bassins en bois et (est) de peu de durée et beaucoup coûteux pour la Commune, Après avoir observé toutes ces choses, la Municipalité ayant délibéré de manière unanime que la Commune ferait le sacrifice d'en construire un en pierre pour l'années 1828

La Municipalité ayant ensuite passé la proposition de l'endroit et du local (emplacement) ou devra se poser le dit bassin en pierre, si la convention à ce sujet à lieu, l'endroit désigné à cet effet est auprès du Logis de cette Commune, en remplacement de celui en bois qui s'y trouve; observant que c'est le centre du Village et avoisinant tous les bâtiments appartenant à la Commune.

D'après les délibérés ci devant faits en Municipalité concernant l'établissement d'un bassin de fontaine en pierre auprès du Logis, ayant donné connoissance au sieur César Dubois carrier, domicilier à Marchissy, de l'entreprise ci-dessus, sur quoi le dit Dubois s'estant présenté en assemblée ce jour, après Marchandemens, observations et examen sur le dit ouvrage et explications de la construction et du devis Concernant le sus dit bassin et autres pièces :

La Muncipalité a fait et Convenu avec le sus dit Dubois la Convention concernant le dit bassin ; savoir le dit Dubois s'engage de fournir la pierre en roc pour tout le dit Bassin. La pierre devra être bonne, sans tare ni écorchure et sans aucune brèche ou fente quelconque qui pu être nuisible à l'utilité du dit Bassin ; chaque pièce devra être chenaillée l'une avec l'autre par une enreignure et un tenon. Les deux pierres des bouts devront être toutes d'une pièce et chaque bout du dit Bassin devront avoir 6 pouces d'épaisseur et être posé dans une enreignure faite sur les pierres du fond qui devront laisser au dehors un bord de deux pouces. Entendu que le dit Entrepreneur devra poser une sépare en pierre pour former une auge au bout du dit bassin.

Il devra plomber et fournir les crampons qui serviront à tenir les pièces de dessus tout le long et fournir tout ciment nécessaire et l'employer fournir deux pierres ou porte rouë, cimenter la golette de la chèvre.. sous la maintenance de 5 ans et le dit Bassin rendu fait pour le 1er septembre 1828.

La Municipalité s'engage de faire toutes les voitures depuis Longirod et quelques voitures à celle de St-George

Enfin citôt que le dit bassin sera fini et reçu posé, la Municipalité de concert avec l'entrepreneur mesureront les dits Bassins en les remplissant d'eau et pour toute chose reçue, la Municipalité payera 5 cratz par pot d'eau que le dit bassin contiendra, mesure du canton de Vaud (pot vaudois=1.35l.).

Chaque Bassin devra absolument ne laisser filtrer aucune goûte d'eau à nul endroit.
Après mesurage fait, le payement de la somme s'en fera citôt après la réception de l'ouvrage, excepté 100 francs qu'il ne recevra que le 25e Xbre 1828.

Ainsi fait et convenu à Burtigny en assemblée de ce jour et a signé en présence de la Municipalité.

Longueur en dehors 18 pieds (un pied = 30cm)
Largeur vide 6 pieds
Profondeur 18 pouces (un pouce = 1/12 de pied)
Reçu pour hart (arrhes) et à compte 8 francs ; je m'engage de faire la datte sur le dit Bassin

(signé) Dubois

Destiné à la fontaine du Logis, il fallait encore choisir un emplacement, car l'ancien bassin en bois situé « vis-à-vis du Logis était très mal situé sous divers rapports ». La municipalité décida alors d'établir celui « en roc sur un local plus commode ».

La réception du nouveau bassin eut lieu en 1829 et « après compte fait avec l'entrepreneur » on lui livra 472 livres, 3 batz 7 rappes.

L'entrepreneur Pierre-César Dubois, de Marchissy n'est pas un inconnu. Longirod, Gimel, Saint-George, d'autres communes encore comptent de nombreux bassins sortis de ses mains. C'était un spécialiste de la construction en « pièce » ou « en plaques » et la plupart de ses ouvrages ont bravé le temps sans dommage. Cette technique de construction présentait de nombreux avantages : elle permettait de construire de grands bassins, montés sur place, ce qui évitait le transport hasardeux et coûteux de bassins d'une seule pièce.

La convention signée avec la commune de Burtigny donne des détails intéressants sur cette technique, fort différente de celle des carrières de Vaulion, de Croy, de Saint-Triphon et de la Molière, qui taillaient leurs bassins dans un seul bloc, à la carrière même.

 

Fontaine du bas du village dite d'Argent. 1857 

Pendant trente ans, la commune se contenta du premier bassin en pierre de la fontaine du Logis. Mais les autres fontaines avec leurs vieux bassins en bois, avaient fait leur temps. C'est ce qui ressort d'un procès-verbal du 1er août 1857.

« La Mté ayant observé que les bassins des fontaines du Village ont besoin de réparations et particulièrement celui du bas du village a décidé, en conséquence d'en faire établir un neuf. Ayant appris quil y en avait un en pierre à Rolle, a fait demander à Mr Simon à Rolle à qui il appartient. Il a été répondu qu'il le vendrait pour le prix de 32 c. le pot. La Mté a écrit à Mr Simon qu'il monte à Burtigny dimanche prochain pour traiter avec lui ».

   
M. Simon « fait savoir à la Mté qu'il ne pouvait pas monter afin de traiter pour le bassin, mais que son prix est fixe et qu'il n'en peut rien ôter. En conséquence, la Municipalité décide de l'acheter pour le prix de 32 c. le pot, à prendre à Rolle. M. Simon finit par accepter de le rendre posé « moyennant que la Commune fournira quelques hommes pour l?aider, pour le prix de 55 francs ».

Le bassin contenait 765 pots vaudois, ce qui à 32 c le pot faisait fr. 244,80 auxquels il fallait ajouter 55 fr. pour le « voiturage et posage ».

Pre Louis Pilloud proposa à la Municipalité de fournir une place au coin à joux de son jardin pour placer le nouveau bassin.

Lors de l'examen des comptes, le Conseil remarqua que le boursier avait payé 22 fr. à M. Simon pour la pose du bassin, alors qu'il devait le faire à ses frais. Par 22 voix sur 30 votants, le conseil décida que cette somme devait rentrer dans la caisse communale !

Plus tard, un petit bassin en calcaire jaune vint s'ajouter à celui en marbre de St-Triphon. Tous deux sont taillés dans un seul bloc. A plusieurs reprises, on désigne cette fontaine par le nom de « fontaine d'Argent ». Nous n'avons pu découvrir l'origine de ce joli surnom.

    Fontaine du haut du village. 1858.

"La Matagasse"



Après le bas du village, il allait de soi que le haut devait avoir sa fontaine en pierre !

Le 5 septembre 1857, la municipalité fixe les conditions pour un nouveau bassin. Pour l'essentiel, elles sont les mêmes que pour celui du Logis. On précise cependant que « toutes les pierres formant le dit basson devront être bien cimentées avec du bon ciment, et jointes avec des crampons en fer.

Il devra être placé sur un tronc en maçonnerie ». Tous les matériaux devant servir pour faire ce tronc sont à la charge de la commune qui devra les rendre sur place, la main d'oeuvre restant à la charge de l'entrepreneur, qui est chargé de placer la chèvre et de la reblanchir avec la boucharde et d'y mettre le « gouleau » ainsi que les servantes (barres de fer) servant à recevoir les seaux.

« Le bassin devra être fait consciencieusement, de manière à ce qu'il tienne l'eau sans couler. L'entrepreneur devra répondre pendant trois ans, le payement s'effectuera à la reconnaissance de l'ouvrage, s'il est reconnu bien fait, sauf une retenue de 200 francs qui seront payés dans deux ans après la reconnaissance de l'ouvrage, sans intérêt.

Les dimensions du bassin sont les suivantes :
Longueur intérieure (laissé en blanc) y compris le petit bassin
Largeur intérieure six pieds
Hauteur intérieure deux pieds

Il est curieux que l'on ait laissé en blanc la longueur du bassin. Il est sensiblement plus long que celui de 1829 et mesure environ sept mètres, il est également plus profond.

« Un maître carrier de Croix près Romainmôtier » se présenta et offrit de « faire un bassin des dimensions ci-dessus et cela d'une pièce ». Il s'agissait de Jean-Pierre Reymond de Vaulion, ou de son fils Ami-Louis, qui exploitaient la carrière du Grand Chanay, près de Croy, et qui avaient déjà taillé plus de deux cents bassins, entre autres, les grands bassins de Romainmôtier, Vallorbe, La Sarraz, etc. Mais on trouve son prix trop élevé et l'affaire n'est pas conclue.

C'est de nouveau avec Pierre César que l'on signa la convention. Il s'engageait à fournir le bassin « conformément aux Conditions, pour le prix de 29 cent. Le pot fédéral (1,5 l.) à condition que la Commune fasse les voiturages nécessaires pour amener le roc depuis la Carrière au village ». La municipalité devait fournir un homme pour surveiller le posage du bassin, tout en aidant l'entrepreneur.

« Le bassin devra porter la date de l'année de la pose, qui devait avoir lieu dans le courant de juillet 1858. Après plusieurs marchandements, la Mté accepte le prix de 29 c. le pot fédéral ».

On comptait réutiliser l'ancienne chèvre de 1806. Mais elle se révéla « trop courte pour pouvoir servir pour le bassin neuf ». Pierre César Dubois fut chargé d'en faire une nouvelle « dans le genre et la forme de celle qu'il a faite pour la commune de Marchissy », pour le prix de 200 francs.

En décembre 1868, la municipalité offrit en mise publique « les deux vieux bassins (en bois) et la chèvre de la fontaine vers l'ancienne forge ».

Le grand bassin fut adjugé à Louis Sergy mpal pour fr. 15,50
Le petit bassin fut adjugé à François Pilloud pour fr. 5,50
La vieille chèvre fut adjugée à Fçois Ferd Bichet pour fr. 2.-

Un nommé A Clément fournit le fer pour le « gouleau » que confectionna le fondeur Menu, de Nyon, et qui revint à plus de 200 francs.

Le Bassin avait une contenance de 5742 pots (8613 litres). Il revenait donc à fr. 1'665,18

Cette fontaine de près de sept mètres de longueur sur deux de largeur est un des plus beaux spécimens de bassin « en pièces ».

Fontaine vers l'ancienne forge . 1859 dite
"Fontaine de la Bégudaz"

La commune semblait décidée à équiper toutes ses fontaines en bassins en pierre. Après celle du haut du village, on entreprend l'année suivante celle « vers l'ancienne forge ».
Le 19 avril 1859, on signe une nouvelle convention avec Pierre César Dubois, en reprenant les mêmes conditions que pour celle du haut du village, avec des dimensions un peu différentes :

Longueur intérieure 19 pieds
Largeur intérieure 4 pieds 5 pouces
Hauteur intérieure 2 pieds

   


Il devait être posé dans le courant de juillet. Les conditions de paiement étaient les mêmes, mais le prix était ramené à 28 centimes le pot fédéral.

Comme pour la fontaine du haut, on dut renoncer à l'ancienne chèvre et Dubois en fournit une « pareille à celle de la fontaine du haut du village », rendue posée et percée pour le prix de 200 francs.

La contenance du bassin était de 3168 pots (4752 litres), donc un peu inférieure à celle de la fontaine du haut. Avec la chèvre et quelques menus travaux (roc pour la grille, gargouille), cela faisait un total de fr. 1'112,04. Les boursiers d'alors ne négligeaient pas les centimes !

Le fondeur Menu livra le « gouleau » pour fr. 205,40

Le maréchal George Victor Burnet fournit les ferrementes pour le goulot, les servantes pour les seilles et une barre de fer au fond pour retenir les planches à laver, ce qui indique qu'on y faisait la lessive.

A la fin de l'année, le maçon Jean Pierre Chapuis entreprit la construction pour le couvert.

   

Fontaine en dessous de l'auberge. 1860


"Fontaine Pourtalès"

Enfin, il restait une dernière fontaine, celle située entre celle du Logis et celle de l'ancienne forge.
On devait être satisfait du travail de Pierre César Dubois, car c'est lui qui fut chargé de fournir le nouveau bassin, peut-être un de ses derniers : il y avait plus de trente ans qu'il en construisait ! (fils de Pierre Henri Dubois, Régent à Marchissy, né le 18 septembre 1795 décédé le 17 mars 1862, âgé de 67 ans)

Les conditions étaient les mêmes que pour les précédentes. D'une contenance de 2574 pots (386i litres) à 28 centimes le pot. Il revenait, chèvre et petits travaux compris à fr. 953,72.C'est encore le fondeur Menu qui livra le « gouleau ». Le boursier en a porté deux en compte. Nous ne savons pas à quelle fontaine était destiné le second, peut-être à celle du bas du village.

Les comptes communaux mentionnent la construction de divers couverts, sans toutefois préciser à quelle fontaine ils étaient destinés. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils furent construits très peu de temps après l'installation des bassins. Ces vieux couverts sont, aujourd'hui encore parfaitement entretenus.

Il faudrait dire un mot des goulots et de la ferronnerie. Celle de la fontaine vers l'ancienne forge est particulièrement élégante. Si la plupart des communes « marchandaient » pour le prix du bassin, beaucoup d'entre elles ne lésinaient pas quand il s'agissait d'avoir un beau goulot, souvent en laiton ou même en bronze.

Une anecdote se rattache à la forme spéciale d'une de ces ferronneries. Comme nous n'en avons pas trouvé trace dans les documents d'archive, nous resterons discrets.


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Si on est un peu curieux et qu'on examine ces grands basins « en pièces » d'un peu près, on peut se demander d'où venait la pierre qui servit à leur construction. Les documents d'archives ne sont riches en indications. Un seul cité plus haut, la convention du 10 mars 1828, nous donne la réponse : La Municipalité s'engage de faire toues les voitures depuis Longirod et quelques voitures à celle de Saint-George. Ce sont donc les carrières de ces deux villages qui fournirent la pierre. Il est plus que probable qu'il en fut de même pour les deux autres fontaines, celle du bas exceptée, puisque le bassin est en marbre de Saint-Triphon.

L'alimentation de ces fontaines exigeait beaucoup d'eau. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail de cette question. Notons cependant qu'on en trouve l'écho dans les comptes communaux et que, dans ceux de 1863, nous voyons que la commune entreprit d'importants travaux (mine).



Conclusion de l'auteur

La construction de cinq fontaines en pierre avait dû exiger un effort considérable de la part de la commune. Mais elle pouvait être fière du résultat. Pendant plus d'un siècle, elles ont rendu d'immenses services. Ce fut une étape importante dans la vie du village. Aujourd'hui, bien que leur utilité soit un peu contestée, elles n'en restent pas moins des témoins précieux d'un temps où la vie était moins facile. Le soin que porte la commune à leur entretien montre bien qu'on ne l'oublie pas à Burtigny.

D'après un document original de Paul Bonard, juillet 1975


Conclusion du syndic de Burtigny en 2011.

Ce n'est qu'après quelques années passées en tant que municipal au sein de la commune de Burtigny, et après avoir fait réfectionner la toiture et les chenaux du couvert de la fontaine d'Argent (travaux effectués en 2010), que je tombai, un peu par hasard, sur ce document de M. Paul Bonard. J'ai essayé de retrouver la trace de ce personnage, sans succès. On dénote un souci du détail et de la transposition, in texto.

En cette fin d'année 2011, nous avons décidé de procéder à la refonte totale du site Internet de la commune de Burtigny et, en signe de respect pour le travail fourni par l'auteur du document, nous avons décidé de lui consacrer cette rubrique sur nos fontaines.

Les clichés qui viennent agrémenter ces pages ont été choisis et insérés par mes soins. La tenue des budgets étant actuellement un exercice de haute voltige, j'attends avec impatience des nouvelles de l'état de nos finances pour procéder à la réfection du sol de la fontaine « vers l'ancienne forge » dont les ferrements de la chèvre, les servantes et le « gouleau » ont été remis à neufs par M. René Krebs pour la fête d'Abbaye 2011.

Comme pour la conservation de la nature et l'écologie, c'est un patrimoine que l'on a en garde pour notre descendance.



Georges Kaefer